jeudi 6 août 2009




Côté paradis


C’est sans commentaire ! A vous couper le souffle L’eau si claire que l’on n’ose presque pas s’y baigner. Ile aux Nattes . On accède d’abord sur l’île St- Marie. Puis on prend une pirogue pour se trouver dans une merveille de la nature sans voiture, sans électricité, souvent sans eau courante. Le rêve pour quelques jours. Espérons que le tourisme ne vienne pas tout gâché.

vendredi 31 juillet 2009

Inhabituel





Ce n’est pas 6 hommes et un couffin, mais 6 mariages mode malgache à la fois. Moment inoubliable. Couples très pauvres qui ont choisi d’unir leur vie. Qu’ils étaient beaux et dignes en habits traditionnels et moi aussi !

samedi 25 juillet 2009

Retour au travail


Après 9 jours de voyage, nous voilà de retour à Tana. Nicole rentre au pays et me voilà au travail. Les élèves sont venus chercher leur bulletin scolaire. Tous ont réussi leurs examens. 100% de réussite. Avec une autre Suissesse, j’ai participé à une information donnée sur la sexualité aux parents et aux jeunes. Sujet bien tabou, mais si important pour leur protection et leur santé.

Coucher de soleil


Coucher de soleil
Fenêtre de l’Isalo. N’oubliez pas de refermer le rideau !

Baignade


Piscine privée. Le rêve de fraîcheur et de beauté.

Les parcs



Changement de décors. Nous découvrons une réserve intacte, peuplée de lémuriens. Une journée complète de marche nous mène à travers un paysage de montagnes. Un guide très cultivé nous raconte les coutumes du peuple Bari, voleur de zébus.

Bords de mer




Enfin un peu de chaleur. J’en avais besoin. Mada en hiver, il fait froid. Ici à Ifaty, tout est différents. Après avoir traversé des plaines désertiques, nous voilà tout au sud. Plages paradisiaques et presque désertes et chaleur agréable. L’activité principale des Vezos est la pêche. Les filles sont vraiment belles. Elles proposent colliers, paréos et massages.

Hautes terres


Les paysages sont magnifiques : petits villages avec superbes maisons en terre. Le tout coloré de rizières et de champs labourés. En fin de journées les collines se modifient avec des couleurs si chaudes.

Marchés


A Ambalavao, notre hôtel se situe juste à côté de centaines de stands à même le sol. Passionnant de voir s’installer les marchands. On y trouve de tout. C’est là que se déroule également le marché aux zébus. 7000 têtes transitent chaque semaine. Nous pouvions allégrement faire notre choix. Mais nous avons renoncé !

vendredi 24 juillet 2009

Baobabs



Fascinants, majestueux, ils parsèment le paysage. On se sent vraiment petit.

Routes



Ils appellent cela : ROUTE NATIONALE ! A chaque détour, un troupeau de zébus oblige un coup de frein. En plus, il faut contourner les nids de poules. Je dirais plutôt nids de zébus. Parfois ce sont des pistes. Mamy, notre chauffeur est un as.

Voyage



Quelle chance, la situation politique est calme. Cela nous permet de partir dans le sud. Mon rêve se réalise. Nous devons tout de même choisir de prendre un chauffeur à la place des taxis brousse. Imaginez, c’est le luxe ! De la place… et sans odeur…

dimanche 12 juillet 2009

Vie locale


Malgré la situation politique difficile, nous pouvons nous déplacer presque normalement. Ici pas de touristes. Nous prenons les bus locaux pour nous rendre aux marchés si typiques. Le dépaysement est là avec les odeurs : heureusAjouter une imageement, il fait frais malgré le soleil !

Le préscolaire


Le projet commencé il y a deux ans, continue admirablement bien. Malgré la différence de culture et de moyens, je suis très reconnaissante de l’engagement de la nouvelle institutrice. Grâce à vos dons, le travail peut continuer. Le matériel donné a été très utile. Je vais renouveler le stock et la former sur les nouveaux jeux éducatifs.
Une petite fête avec les parents a permis de découvrir les 27 petits chantant un chant en français décrivant les parties du corps. A mourir de rire !
Le jeu du chat et de la souris a ravi petits et grands

Ecole



Les enfants ne sont pas encore en vacances. Quelle chance pour moi. Je pourrai les rencontrer et partager avec les enseignants.
Organiser un rallye avec 100 enfants fut notre défi. Quelle fête pour eux. On entendait des rires partout.

Premier réveil



Quel accueil au premier matin. Le sourire des enfants nous font oublier tout le stress des préparatifs.
Tout le monde est là pour nous souhaiter la bienvenue. C’est comme si nous faisions partie de la famille et que je rentrais au pays. matin. Le sourire des enfants nous font oublier tout le stress des préparatifs.
Tout le monde est là pour nous souhaiter la bienvenue. C’est comme si nous faisions partie de la famille et que je rentrais au pays.

Envol



Ouf ! tout est fait. Merci à tous ceux qui m’ont donné un coup de pouce pour finir à temps et remplir les bagages de choses utiles. Les valises sont pleines à craquer. A l’aéroport il a fallu enlever le TOBLERON de 750gr pour passer. A l’arrivée ce fut le premier test. Tous les passagers avant nous, ont dû ouvrir tous leurs bagages. Fatiguées, nous n’avions aucune envie de tout montrer et justifier nos 100 brosses à dents, nos 60 paires de lunettes, nos 200 stylos et autre matériel. Miracle : nos 92 kilos n’ont pas été visités ! Après 17 h de voyage nous voici au lit. Il fait bien froid : 16 degrés dans notre chambre.

dimanche 14 juin 2009

La fin se métamorphose en suite


Un long silence... Mais c'est reparti. Le 3 juillet je m'envole à nouveau pour l'île rouge. Retrouver les amis chers et surtout continuer les projets commencés lors de séjour précédent. Grâce aux nombreux dons, les gouttes d'eau de cet océan de générosité vont se multiplier. Le soutien des uns des autres vont permettre une suite. Grâce à la Doctoresse Rindra, le suivi a été assuré d'une manière remarquable. Un nouveau défi s'ouvre devant moi, certes, plus court dans le temps, mais certainement tout autant intense. La situation politique a bien changé et je vais devoir faire face à une autre réalité. Je vous emmène avec moi en image pour un voyage de 7 semaines. Attachez vos ceinture !

lundi 18 février 2008

Retour


Le séjour de rêve touche à sa fin. Les adieux sont à à la porte. Espérons que ce seront des au revoirs et que bientôt mes pieds retrouveront la terre rouge de Madagascar.
Le vol direction la Suisse m'attend. Il me restera dans le coeur et dans la tête tant de souvenirs à partager. Si vous désirez les entendre de vive voix et découvrir d'autres photos , je vous donne rendez-vous le dimanche 9 mars à 17h à Blonay, Chemin de Lacuez 4.

mercredi 6 février 2008

Dernier week-end















Après mon voyage, il me restait un week-end de formation pour les démunis. Le médecin souhaitait depuis longtemps encourager les responsables de villages à enseigner les autres : gestion du budget, hygiène, comment s'occuper des enfants, de la maison, lecture etc.

Pour la première fois certaines dormaient dans un lit. Il a fallu montrer comment tirer une chasse d'eau. Ce fut pour moi deux jours tellement denses. Voir le plaisir et la reconnaissances de ces personnes m'a émue.

lundi 28 janvier 2008

Les Zafimaniry


Durant mon voyage, j'ai découvert une population primitive. Pour atteindre un de leurs villages, une marche de 4 heures fut nécessaire après un trajet en voiture sur piste de 2 heures. Leur richesse est l'artisanat reconnu loin à la ronde. Les habitations typiques sont construites sans aucun clou. Ils sont 20000 à vivre en communauté,commandée par un chef dans chaque village, qui décide tout. Leur histoire est passionnante. Cliquez sur le lien si vous désirer en savoir plus.

mardi 22 janvier 2008

Le train de Manakara

Ambiance de gare où l'on attend le train qui ne partira pas, car il était trop chargé le jour avant et il a endommagé le rail en l'écrasant. En plus, ils n'ont presque plus de rails, car ils ont été vendus pour en faire je ne sais trop quoi. C'est comme les fils électriques, ils sont très souvent volés ! J'ai pu embarquer quelques jours plus tard avec à la clé un nouveau dépaysement total .

Zébus


Durant mon voyage, je me suis rendue dans un village Ambalavo où il y a chaque semaine la foire au bétail. 2000 têtes transitent chaque semaine. L'ambiance des achats et ventes est très particulière. Les hommes observent le comportement des bêtes, leurs bosses etc...

Cochon


Qui veut du porc pour dîner ?

Cadeau de Noël



Chaque famille du centre a reçu une oie vivante pour Noël. J'ai supplié de ne pas m'en offrir une ! Chacun est reparti avec son animal en attachant les pattes.

lundi 17 décembre 2007

Déco de Noël


Avec grand plaisir, je prends mon pied pour créer avec les moyen du bord. Un chauffeur m’a accompagnée en ville pour les achats. Mais vous ne pouvez vous imaginez les embouteillages. 2 heures pour sortir de la ville de Tana. Pas un feu, pas un giratoire et des policiers inefficaces, malgré leur sifflet strident. Et tout cela pour ne pas trouver des des bougies de réchaud et des fourres plastiques...

Fondue















Elle m’atttendait dans un congélateur et l’autre soir, nous l’avons dégustée. Manger une fondue quand il fait passer 30 degrés, c’est spécial. Mmm! comme elle était bonne.

Cours



Les enseignants apprécient les idées et cours que je leurs transmets. Ils s’étonnent devant le carton de couleur, les craies grasses et tout le beau matériel. Ici pour trouver la moindre chose pour bricoler, il faut vraiment chercher et ceci même à la capitale.

Ecole


Voilà un des bricolages fait ici. Ces masques permettent de faire de l’expression en malgache, de pratiquer le français. Mais la classe étant si petite, tout ce que je fais, je dois le prendre dans ma chambre. Et avec 4 classes, mon chez moi, ressemble à un atelier.

samedi 1 décembre 2007

Coiffeur


Regardez la grandeur des ciseaux. Comment faire une coupe précise. Ce n’est pas là que j’ai pris rendez-vous. Mais j’ai coupé mes cheveux. Ce ne fut pas mal du tout. Lavage des cheveux dans la cour avec de l’eau chauffée sur le feu. Puis coupe dans le salon de la maison familiale. Devinez le prix...1.50.-

Merveilles et senteurs



L'été est là avec sa chaleur et sa floraison. Que de couleurs et d'odeurs. Frangipaniers, étoiles de Noël, cactus, jacarandas avec sa couleur violette, lis des champs, trompettes de Jéricho et bien d'autres fleurs dont je ne connais pas le nom. Avec cela je me régale de mangues de toutes sortes, de litches, d'ananas, de jus de fraises, de grenadelle, de tamarin.

Accident


Larissa 7 ans, élève de ma clase, se retrouve avec une maman paralysée à vie. En faisant une crise épileptique, elle est tombée sur une pierre. Deux fractures des vertèbres découvertes trop tard, font d'elle une paraplégique. En plus tout se paie à l'hôpital. Faute d’argent, elle a été ramenée à la maison. Sans soin, elle est morte le lendemain. La vie est dure ici à Mada. Cette poupée que j’avais reçue pour la donner était vraiment la bienvenue pour une petite consolation.

Classe verte


A deux reprises, j'ai organisé une journée dehors avec à chaque fois deux classes. Déplacement à pieds dans les rizières, à travers les cultures. Nous avons observé, construit avec des éléments de la nature et surtout avons fait des jeux. Pour les enseignants et les élèves, ce fut la découverte.

Drôle de tableau


Des pieds et encore des pieds. Ce sont des découpes de nu-pieds. Ici c’est la meilleure chaussure abordable lorsqu’il pleut. Presque tout ce fait encore à la main pour la fabriquer.

dimanche 28 octobre 2007

3 générations



Des jumelles dorment sur le dos. Une sur la maman, l'autre sur la grand-maman. Encore maintenant, les jumeaux et jumelles sont considérés comme un malheur dans les familles. souvent ils sont abandonnés.

Outils



Le travail de la terre bat son plein. Le soleil est là durant la journée et le soir, il pleut à flots. Impressionnant de voir à la vitesse à laquelle les cultures poussent. Et c'est avec ces outils uniquement, que la terre est préparée.

Le père Pedro


Depuis 18 ans ce père catholique se bat contre l'exclusion. Jusqu'à aujourd'hui il a créé 18000 maisons en briques, des écoles, un centre de santé, des ateliers de travail etc. Ses villages se trouvent à la périphérie de la ville. Il y plusieurs phases dans la réinsertion. Maison carton, grand dortoir, puis construction de leur propre demeure. J'ai eu la chance de visiter une partie de sa réalisation avec un jeune qui a été sorti de la misère, il y a 14 ans. Il rêve de continuer ses études. J'ai pu assister à la messe dans un immense stade. Quelle fête de musique et de couleurs. Que d'enfants avec la joie de vivre. Moment magique.

Projet agricole








Les parents des élèves sont mobilisés pour l'avancement des travaux. C'est avec joie que j'ai découvert le travail de la terre. Les femmes aiment rire de moi de me voir un peu gauche. D'autres se sont occupés de l'abri pour le compostage. Ici tout ce qui est utilisé est naturel. Les bambous, le chaume, le bois, certaines feuilles de plantes de grasses pour attacher.

Naissance



19 octobre naissance d'un petit prématuré de 7 mois parmi les familles des maisons récemment construites. A la maternité pas de couveuse. Va t'il survivre ? Il n'y a pas de téléphone pour s'informer. Je me rends sur le terrain 10 jours plus tard. Quelle émotion de voir ce petit appelé vainqueur emballé selon la méthode kangourou. A côté de lui des bouillottes d'eau chaude pour qu'il reçoive de la chaleur.

mercredi 24 octobre 2007

Pluie



Le groupe suisse de passage ici vient de repartir. Je découvre l’orage malgache qui dure plusieurs heures avec des averses impressionnantes. C’est samedi et il y a bien longtemps que je n’ai pas eu de jours de repos. Il est vraiment le bienvenu. En plus, bien à l’abri j’apprécie cette eau que je n’ai pas eue depuis 3 mois. Il commence à faire très chaud ici, l’été montre sa face. Mais je me demande bien comment sont les petits chemins de terre rouge détrempés et glissants qui descendent à la rizières ou remontent vers les maisons. J’ai posé la question concernant les toits de chaume. Aucun risque, ils sont absolument étanches durant plusieurs années.

Marie


Regardez ce couple franco-suisse établit depuis 15 ans à Mada. Ils ont adopté 7 enfants malgaches et ont une fille. Ils ont créé une école et s’occupent également des plus démunis. Devant eux, c’est la petite Marie 14 ans qui partira le 1er novembre en Belgique pour une opération qui lui rendra, nous l’espérons, un visage qui ne fait plus peur à tout le monde.

Mais il a fallu l’habituer à la vie européenne, en lui montrant comment dormir dans un lit, seule dans une chambre, se laver sous la douche, utiliser une lavette. Apprendre à manger avec des services à table, assise sur un siège. Ses petits frères dorment sur 2 chaises rapprochées.

Marie, ce fut mon choc culturel du deuxième jour dans le pays. Mais maintenant, Marie me croise, me lance un joyeux bonjour avec son sourire et je l’embrasse !!!

Cap Espérance
















Touché par la misère
des bidons- ville de Tana. Un couple français a été bouleversé. Il a décidé d’agir. Après plusieurs séjours à Madagascar et une première récolte de fonds, ils viennent de terminer en trois mois la première phase du projet. 5 familles ont pu entrer dans leur logement construit de leurs mains. Le premier but étant de former des malgaches dans divers corps de métier. Pour moi ce sont devenus des amis. Leur engagement, leurs partages m’ont beaucoup apportés. J’ai suivi leur projet de près, allant à plusieurs reprises sur le terrain. En plus, ils logeaient au même endroit que moi et nous avons beaucoup échangé.

La maison de Julienne

45 minutes de marche m’ont amenée devant une maisonnette de brique dans une cour de terre battue. Le paysage aux alentours est magnifique. Les rizières devenant de plus en plus vertes, le contraste avec la terre rouge est saisissant. À l’intérieur c’est le dénuement le plus total. Je n’ai pas besoin de vous expliquer, les images sont parlantes. Julienne vêtue proprement explique sa situation. Elle a eu 8 enfants.

Sur les chemins de poussière


Mon temps est occupé à l’école, mais également dans les visites aux familles. Je m’y rends à pied avec le médecin. C’est ainsi que je réalise la distance que les enfants parcourent pour venir à l’école. Au détour des chemins, je découvre le ferrailleur, le charbonnier, le menuisier, la poissonnerie, la petite épicerie. Ce ne sont que de petites échoppes bien délabrées, mais quel charme. Je croise les femmes qui se rendent aux champs, à la lessive. Je vois le zébu que je dois contourner, les habitations et leur intérieur avec poules et cochons.

lundi 15 octobre 2007

Culture

Après une certaine attente, le projet agricole a débuté. Avec les directives d’une technicienne agricole et avicole, le terrain sera productif. Mais il y a du boulot. Ici pas de tracteur, ni de zébu. C’est à la force des bras. Dans un premier temps le sol des ananas sera enrichi, l’apport d’eau amélioré. Il faut tourner la terre pour les cultures maraîchères. Pour cela, il faut attendre un peu de pluie car la terre est trop dure. J'ai planifié les tournus des 100 personnes qui y travailleront. Une comptable me secondera et établira des comptes clairs, car ce n'est pas mon truc. C'est une bonne opportunité de donner du travail aux plus pauvres. Cela entre vraiment dans ma vision des choses. Les gens viennent de loin à pied pour travailler. Il faut encore que je sois un peu souple face à la précision suisse.

vendredi 28 septembre 2007

Vacances

Début septembre je suis partie seule, sac à dos, à la recherche d'un petit groupe qui avait envie de vivre une aventure hors du commun. Bien sûr les Malgaches ne connaissent même pas l'existence d'une telle beauté. Eux ne se déplacent que par nécessité, vu l'état des routes et surtout ils ne connaissent pas le terme vacances. J'ai trouvé un groupe de personnes européennes parlant toutes le français . La première étape fut de descendre jusqu'au fleuve la Tsirhimina avec notre guide et sa femme. L'éclatement d'un pneu alors que nous roulions vite, nous donna des sueurs froides. Puis se fut l'embarquement sur 2 pirogues avec nos 4 piroguiers et tout le chargement nécessaire pour 3 jours. Se laisser glisser au gré de l'eau et dans le calme, fait du bien après la vie polluée de la capitale. Découverte d'une nature intacte et la vie des villages accessibles uniquement par le fleuve et totalement isolés en période des pluies est un dépaysement. Vivre hors du temps nous laisse revenir aux sources. Flore, faune variées nous accompagnaient chaque jour sous un autre angle. Dormir sur des plages de sable désertes fut notre campement. Le prochain moyen de transport fut la charrette à zébu. Inhabituel pour nous, mais si commun pour les paysans déjà plus aisés. Prochaine étape la découverte d'un parc avec des formations rocheuses exceptionnelles nous a conduit à prendre une piste avec un 4x4 durant 6 heures. avec évidemment une panne . Mais ils sont si ingénieux pour réparer que l'on peut même rouler sans alternateur . Aïe les freins! Heureusement pas de circulation pas de descentes vertigineuses.
Passages de rivières avec des bacs des plus vétustes me laissent parfois bien songeuse : comment est-ce possible en 2007 ? L'ascension de ces fameux Tsingy a été un défi pour moi et j'ai réussi avec l'aide du groupe et du guide. J'étais fière. Descente au bord de la mer nous a fait passer par la fameuse allée des baobabs. Je dois dire que c'est rudement imposant. La hauteur de ces colosses . Que les hommes sont petits. Nous nous entendions si bien au sein de l'équipe que nous avons décidé de continuer plus loin sur la côte en choisissant un village typique difficile d'accès. Paradis encore vierge de touristes. Mmm mmmm que le poisson les crabes, les calamars étaient frais et délicieux. Et quel accueil ! Trois jours de rêve en prenant comme bouquet final une pirogue à voile pour joindre une petite île déserte recouverte uniquement de sable blanc et entourée d'une eau turquoise avec des poissons multicolores et des coraux. J'ai même trouvé une grosse carapace de tortue. Mais je ne l'ai pas ramenée.
Voilà en raccourci mon périple grandiose.

dimanche 26 août 2007

Administration malgache

L'administration malgache a 50 ans de retard. Pour le renouvellement de mon visa il m'a fallu pas moins de 17 papiers à chercher dans des bureaux et villages différents. En plus, chaque photocopie doit être légalisée par 1-2-3 tampons. Avec tout cela, je ne vais recevoir qu'une attestation provisoire. Je dois encore passer par une enquête policière que j'ai déjà eu en Suisse

Revenons à la petite Marie dont je vous parlais. Elle habite juste à côté dans une seule pièce à 5 Imaginez. Le reste je ne peux même pas le décrire. Sa maman n'a même pas de carte d'identité. Elle est née avec une malformation. Il lui manque une partie du crâne au niveau de l'oeil. La peau et la paupière forment une excroissance. Elle n'a pas pu aller à l'école, car elle fait peur à voir. Un médecin de passage a eu compassion d'elle. Il a décidé de l'opérer gratuitement en Belgique.
J'ai rencontré le responsable de la S.E.L. (service d'entraide et de liaison) Belgique qui a récolté le reste des fonds pour le voyage de Marie et qui venait constater le développement des projets ici à Madagascar.

Pour ma part, je pars voyager ces prochains jours avant la rentrée scolaire.

lundi 13 août 2007

La nourriture

Le camp de 80 jeunes fut très riche en échange. Voir des jeunes se réjouir, danser, rire fait du bien. Mon rôle fut celui de coacher les moniteurs, de travailler la communication et d'être disponible .
L'endroit était magnifique, perdu au milieu de nul part. La vraie difficulté pour moi fut la nourriture. Je ne suis pas difficile, mais elle était vraiment infecte. En plus le manque d'hygiène a rendre un cheval ou un cochon malade me laissait songeuse. J'ai survécu...
Puis se fut ma participation aux jeux des îles. Rassurez-vous, non en tant qu'athlète, mais en tant qu'aide pour l'animation des les enfants dans la ville de Tana. Ces jeux olympiques de l'océan Indien mettent toute la ville en liesse. Mais c'est de mon lit, avec le médecin en train de poser une perfusion que j'ai entendu le feu d'artifice. En effet je fus au plus mal. Heureusement, il existe une hospitalisation à domicile. 3 jours plus tard je fus sortie d'affaire.
Maintenant je suis en convalescence.

jeudi 26 juillet 2007

5 jours

Très vite je me suis sentie à l'aise dans ce centre. L'accueil fut des plus chaleureux. Invitation chez les uns les autres. J'ai également la chance d'être entourée, dans un endroit sécurisé et je dirais propre et même riche. La pauvreté, juste à côté est presque insoutenable pour nous en tant qu'européens. Il faut savoir se préserver et s'habituer petit à petit. Même en le sachant bien, j'ai eu mon choc culturel avec une fillette de 14 ans Marie. Je vous en reparlerais plus tard lors d'une prochaine conversation.

Je profite pour l'instant de dormir, dormir et encore dormir. J'en sens réellement le besoin.

J'ai la chance de vivre en dehors de Tana. Je ne me rappelais plus la pollution en m'y rendant hier.

La semaine prochaine je pars à Mantasoa pour un camp d'ados.

Alors à bientôt.

jeudi 19 juillet 2007

Dernière nuit


Eh oui. Elle sera très très courte. Il reste encore quelques détails à régler. Le départ est pour demain soir. Ce fut vraiment un marathon pour tout terminer. Préparer 100 kg de bagages qui seront acheminés en octobre, c'est lourd...
Merci à tous ceux qui ont oeuvré d'une manière ou d'une autre. Merci à celles qui ont poutzé l'appart, fait du repassage, concocté un repas. Ceux qui ont bricolé. Votre aide a été précieuse.

De tout coeur un chaleureux merci pour vos dons. J'ai récolté 2500fr.

Merci au service dentaire de l'école et au docteur Halbritter pour les brosses à dents et les dentifrices que j'emmène.
Je quitte l'été pour l'hiver qui cette année est particulièrement froid à Tana.